Symposium International sur la prévention des risques dans les PME

Les flux migratoires et les relations de sous-traitance au niveau international sont à l'origine de la composition d'équipes de travail multiculturelles. Les salariés s'insèrent donc de manière très différente dans les dispositifs de prévention des risques des pays d'accueil et des entreprises donneuses d'ordres. Cette insertion tient compte des normes en vigueur dans leur pays d'origine, de leur représentation du risque, de leur capacité à communiquer et à comprendre la langue du pays d'accueil. La diversité culturelle de nos organisations est donc un enjeu pour les professionnels de la prévention qui doivent comprendre comment au quotidien celle-ci peut peser sur la culture de sécurité des entreprises. Envisager cette question, dans une équipe de chercheurs, qui est elle même internationale, c'est aussi s'interroger sur les problèmes méthodologiques liés à ce type de recherche. Comment en effet travailler dans une équipe internationale lorsque l'on a soi-même à faire face à cette difficulté qu'elle soit d'ordre conceptuelle, linguistique ou déontologique ?
Cette nécessaire mise au point a fait l'objet de longues discussions tout au long des échanges qui ont rythmé les différentes sessions du symposium. Bien qu'il soit difficile, voire périlleux de rendre compte ici de l'ensemble des présentations, citons les grandes thématiques de recherches. Un premier grand groupe portait sur la vulnérabilité des travailleurs immigrés. Un deuxième sur la gestion de la diversité culturelle dans le secteur du Bâtiment et Travaux Publics, enfin un dernier traitait des pratiques mises en place dans les petites entreprises pour surmonter les difficultés de communication liées à la diversité culturelle.
L'amplitude des sujets abordés, a parfaitement illustré la complexité du problème. L'ensemble des articles présentés fera l'objet d'un ouvrage collectif. La prochaine rencontre aura lieu en Nouvelle-Zélande dans le cadre de USE 2013 (Understanding Small Enterprise)

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> Classement Usine Nouvelle : L'ESAIP est placée à la 49ème place dans le classement des 100 meilleures écoles d'ingénieurs.

> Han Paul BODIFEE à l'ESAIP Grasse [zoom]

> Felicity LAMM sur le site de l'ISP-Fénelon ESAIP-Grasse [zoom]

> La recherche à l'ESAIP-Grasse [zoom]
(interview de Ch. Martin à Mines Paristech sur la santé et la sécurité au travail dans les PME)

> Conférences du club Préventeo [zoom]

> Prix de l'Etique professionnelle - Pour Magali GHIGO, élève de première année, lauréate du concours national de l’Ethique Professionnelle 2010-2011 organisé par le Rotary International sous le Haut Patronage de l’UNESCO [zoom]

> COLLOQUE sur la santé et sécurité au travail dans les PME organisé par l'ESAIP-Grasse, l'école des Mines de Paris et Auckland University of Technology [zoom]

> 2 octobre 2011 - Rentrée solennelle des nouvelles promotions. Baptême de la promotion Luc Tournaire

> ARCHIVES


 

 

Institut Fénelon

www.institut-fenelon.com.fr

Prix de l'étique professionnelle
Elève ingénieur de 1ère année, Magali GHIGO s’est distinguée en remportant le prix régional et un prix national. Christophe Martin, Directeur des études l'a interwievée.
Retour sur un parcours d’excellence :

M. GHIGO : Je suis issue d’un bac scientifique, que j’ai prolongé par trois ans en classes Préparatoires aux grandes écoles (PCSI-PSI) à Stanislas Cannes. J’ai découvert l’ESAIP lors d’un salon présentant certaines écoles d’ingénieurs. Le caractère international et humain de l’école a retenu mon attention. Après une recherche plus poussée sur la sécurité, l’environnement et la prévention des risques j’ai postulé à l’ESAIP.

Ch. Martin : Pourquoi avoir participé au concours de l’éthique professionnelle et avoir choisi le sujet « Ethique et responsabilité collective des ingénieurs » ?

M. GHIGO : Dans mon parcours et au regard de ma future profession, cette question me paraissait des plus fondamentales dans la mesure où la spécialité que j’ai choisie, à savoir la gestion et la maîtrise du risque, intègre nécessairement la prise en compte de valeurs humaines, écologiques ou citoyennes et ne peut, de par sa nature même, être complètement asservie à des objectifs économiques.
Au-delà, se pose le problème de la raison d’être même de mon futur métier.
Il était donc très important d’avoir cette interrogation sur les modalités d’intervention de l’ingénieur dans un contexte enclin à privilégier la performance et sur la manière susceptible de faire prendre en compte des préoccupations d’une autre nature, à savoir la protection de la santé et de l’environnement.
Cette réflexion sur le métier s’est donc naturellement imposée à moi.

Ch. Martin : Que retirez-vous de cette expérience ?

M. GHIGO : Science et morale, éthique et progrès économique, le débat philosophique est toujours d’actualité. En tant que futurs Ingénieurs et en considération de nos préoccupations professionnelles, j’ai choisi une approche plus pragmatique, celle de la capacité de l’ingénieur à concilier les contraintes de son métier avec ses valeurs morales et plus particulièrement avec les conséquences de celui-ci sur l’homme et l’environnement.
Ce débat est largement ouvert notamment dans le champ de la recherche médicale, et il est loin d’être clos, d’autant que le contexte économique et la rapidité des évolutions technologiques amplifient les questionnements.
Cette réflexion m’a permis de me poser des questions sur ma future profession mais également sur moi-même.
C’est certainement là l’apport essentiel de ce concours : l’apprentissage de confronter et de défendre ses opinions, et la volonté de le faire.

Ch. Martin : Quels sont vos perspectives d’avenir ?

M. Ghigo : Cette année fut riche en rencontres multiples ; aussi bien au contact de mes enseignants que lors des conférences organisées par l’école. L’avenir reste donc ouvert et mes choix professionnels se feront en fonction de l’évolution de la société.

Résumé de l’essai de Magali GHIGO proposé au concours de l’Ethique Professionnelle
Quelle dimension peut prendre l’éthique de l’ingénieur dans un système où les enjeux sont la plupart du temps économiques ou financiers ? Compte tenu de sa place au sein du processus de décision et de ses compétences technologiques, on peut facilement penser que la responsabilité des conséquences des réalisations techniques pèse grandement sur son auteur, et qu’en tout état de cause, il lui appartient d’être à minima le garant des dérives qui pourraient se produire. Dans le respect de ses principes moraux et de ses convictions personnelles, l’ingénieur doit savoir prendre parti entre l’intérêt de son entreprise ou de son employeur et l’impact négatif pour l’homme ou l’environnement des réalisations techniques auxquelles il a pu éventuellement contribuer. Il doit, le cas échéant, attirer l’attention des instances officielles lorsque la gravité de la situation le nécessite.
Mais, ce « pouvoir éthique », même s’il satisfait la conscience morale individuelle, a ses limites. Isolé, pris dans un système collectif où les intérêts sont souvent contradictoires, l’expert technique sera fréquemment en difficulté. Il faudra donc passer au niveau supérieur de l’éthique, c’est-à-dire au stade efficient de la déontologie.
La conscience et les convictions doivent être protégées et favorisées dans le cadre d’une approche collective et organisée. L’élaboration d’un véritable code de déontologie, la mise en place d’un statut protecteur pour les ingénieurs et la prise en compte lors de la formation initiale des aspects déontologiques seront déterminants au développement de la responsabilité éthique des ingénieurs.

Les Conférences du club Préventeo

Invités par Franck Guarnieri, directeur du Centre de Recherches sur les Risques et les Crises à l’école des Mines de Paris, les élèves ingénieurs de première année ont pu assister aux conférences du club Préventeo les 16 et 17 juin dernier. Au menu, des conférences scientifiques et professionnelles sur la maîtrise des conformités réglementaires en sécurité et environnement, et l’occasion pour ces futurs professionnels d’écouter des représentants du monde industriel et de la recherche sur les problématiques les plus actuelles de la gestion des risques. Un grand merci pour leur accueil au CRC et à Jean-Marc Rallo directeur général de Préventeo

Créée en 1997, l'ESAIP a rejoint, trois ans plus tard, le groupe des 250 écoles françaises reconnues par la Commission des Titres d'Ingénieurs (CTI).
Le titre d'ingénieur diplômé confère aux diplômés de l'Ecole, le grade de master.
Depuis 2004, l'ESAIP est membre de la Conférence des Grandes Ecoles.
Depuis 2007, l'ESAIP est membre de la Fédération des Ecoles Supérieures d'Ingénieurs et de Cadres (FESIC)
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Site associé à l'ESAIP d'Angers (maison mère), l'ESAIP-Grasse s'enracine dans l'histoire d'une école (L'Institut Fénelon) et d'un secteur industriel local (la chimie fine et le monde de la parfumerie et des arômes). Riche de partenariats solides et de collaborations avec les laboratoires de recherche (CRC Ecole des Mines Paris-Tech et Laboratoire Géosciences Azur de l'Université de Nice), l'ESAIP-Grasse peut s'enorgueillir d'un niveau d'expertise reconnu par les institutions et les grands groupes industriels locaux.

 

Je souhaiterais m’exprimer au nom de l’ensemble de la promotion et tenter, en quelques minutes, de dresser le bilan des deux années d’études que nous venons de terminer.
Ce n’est pas un exercice facile, tant ces deux années ont été intenses et riches en événements, et j’espère que mes compagnons se reconnaîtront dans ce que je vais exprimer.
Je souhaite tout d’abord remercier l’équipe enseignante et le directeur des études, Monsieur Martin, pour la richesse et la diversité des sujets que nous avons été amenés à aborder durant ces deux années, ainsi que la qualité des intervenants qui ont toujours su se mettre à notre portée et susciter notre attention et notre intérêt sur des sujets variés, souvent très en pointe et au cœur de l’actualité.
Je tiens également, au nom de tous mes collègues, à remercier toute l’équipe de l’ESAIP Grasse qui a toujours eu, durant ces deux années, le souci de susciter et de maintenir une écoute, un dialogue permanent et une relation toujours constructive avec les élèves. Aucun d’entre nous n’a jamais eu le sentiment d’être un élément anonyme d’une promotion, dans une relation impersonnelle. Bien au contraire, la Direction et les enseignants ont toujours eu à cœur de développer avec chacun d’entre nous des relations individualisées qui ont contribué à maintenir une excellente ambiance de travail, et nous tenons à vous en remercier.
En tant que Président sortant de l’association des élèves, je suis heureux de vous présenter le nouveau Président de l’association Sébastien Giral qui, j’en suis intimement persuadé, contribuera avec son bureau à développer l’esprit d’équipe et la solidarité entre les promotions et avec les enseignants. Je pense que chacun d’entre nous peut être satisfait de la très bonne entente et de la cohésion au sein de notre groupe d’étudiants.
Forts du bagage que nous avons accumulé durant ces deux années de formation mais aussi des valeurs humaines que nous avons développées, et qui sont la marque de l’Institut Fénelon, je pense que nous sommes bien armés pour partir au sein des universités étrangères dans lesquelles nous allons passer plusieurs mois. Bien armés également pour partir (avec un léger regret parfois) à Angers pour y faire notre troisième année.
A nouveau, au nom de l’ensemble des élèves de la promotion de 2ème année, un grand merci à l’équipe de Direction et aux enseignants pour tout ce que vous nous avez apporté durant ces deux années de formation. Je suis sûr que chacun d’entre nous en gardera un excellent souvenir.

Thomas MICHIELIN.
Président sortant de l’ADEF